
L’incertitude continue de peser sur l’économie du Canada, qui est entré en récession technique au premier trimestre de 2026. La volatilité des marchés mondiaux reste élevée, principalement en raison des tensions géopolitiques persistantes. Ces conflits ont entrainé une flambée des prix de l’énergie, ce qui a eu des répercussions tant sur la consommation que sur la croissance économique globale. Malgré ces aggravations inattendues, nous restons optimistes quant à plusieurs thèmes clés déterminés en début d’année.
Perspectives
L’énergie : une protection économique essentielle 
Même si la hausse des prix du carburant et des couts d’exploitation des entreprises était indéniable, l’économie canadienne a trouvé dans cet essor du secteur de l’énergie une véritable lueur d’espoir. Ce secteur constituant l’un des piliers de l’indice S&P/TSX, cette hausse a joué un rôle essentiel de couverture économique, ce qui a transformé la volatilité des marchés en un moteur de croissance. En effet, le secteur de l’énergie a enregistré de meilleurs rendements que tous les autres secteurs des marchés, comme illustré ci-dessous1.

Source : Morningstar, au 31 mai 2026
Comme nous l’avons évoqué dans notre article intitulé « L’avantage stratégique du Canada en matière d’énergie », publié en début d’année, cette tendance a mis davantage en lumière le rôle du Canada comme fournisseur d’énergie fiable, notamment dans ses projets en cours visant à « bâtir la nation ». Nous pensons que ces débats resteront d’actualité même après que la crise au Moyen-Orient se sera apaisée.
Incertitude commerciale et négociations de l’ACEUM
La dynamique commerciale fait l’objet d’une
attention particulière, l’ACEUM devant être officiellement réexaminé en juillet de cette année. À l’approche de ces négociations, les droits de douane américains continuent de s’appliquer à l’acier, à l’aluminium, aux automobiles et au bois d’œuvre canadiens. Bien que les discussions sur le commerce aient débuté entre le Canada et les États-Unis, des négociations parallèles entre les États-Unis et le Mexique font craindre que des accords séparés soient conclus. Ce scénario pourrait exposer l’ensemble des exportations canadiennes à un droit de douane fixe de 10 %. Parmi les principales revendications des États-Unis figurent le renforcement des exigences de composantes américaines et régionales pour les automobiles, un meilleur accès au marché laitier canadien et la suppression des règles obligeant les plateformes américaines de diffusion en continu à financer et à diffuser du contenu canadien. Nous pensons que l’ACEUM sera au centre de l’attention des investisseuses et investisseurs au cours des prochains mois, et nous suivrons de très près son évolution.
La résilience dans le secteur bancaire
Nous conservons une opinion favorable du secteur bancaire canadien, qui a fait preuve de résilience malgré la volatilité observée au cours du premier semestre. Cette stabilité est en grande partie due à la solidité des données fondamentales du secteur. Toutefois, la révision imminente de l’ACEUM fait peser des difficultés structurelles sur le secteur, car d’éventuelles tensions quant au crédit transfrontalier pourraient se répercuter sur les portefeuilles de prêts nationaux et sur le marché du travail. Bien que nous ayons une opinion favorable du secteur bancaire à court terme, les évaluations des titres des banques canadiennes restent élevées.
Or : surmonter les pressions inflationnistes
L’or a bien commencé l’année, ayant atteint un pic
de 5 417,21 dollars américains l’once en janvier2. Il a toutefois connu une baisse importante en mars3, les anticipations d’une hausse de l’inflation, alimentées par le conflit entre l’Iran et les États-Unis, ayant conduit les marchés à revoir à la baisse leurs prévisions de diminutions de taux pour cette année. Avant cette aggravation, les investisseuses et investisseurs s’attendaient à plusieurs baisses de taux en 2026; toutefois, la flambée des cours du pétrole a fait craindre une hausse de l’inflation et un resserrement de la politique monétaire. Nous nous attendons à ce que les cours de l’or restent volatils à court terme en raison de l’issue incertaine du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Les facteurs historiquement favorables, tels que la hausse de la demande des banques centrales et la persistance des incertitudes géopolitiques, devraient continuer à soutenir les cours de l’or.
Télécharger les Perspectives semestrielles des marchés pour 2026 de l’Empire Vie (PDF).
1 Bloomberg, au 27 avril 2026
2 Bloomberg, au 28 janvier 2026
3 Bloomberg, au 27 avril 2026
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Juin 2026
